je suis sur la falaise, seule.
il est 22h57 et je fume une clope. j'ai seize ans et je voudrais échapper à cette vie de merde. ma famille est merdique, je n'aime aucuns membre de ma famille, à deux personnes près. mes études sont inutiles, je passe en premiere littéraire et de toutes façon, je vais me casser la gueule. comme vous l'avez constater, je déprime. & lui; il est grand, beau et imposant; il est le parfait prince charmant. ses cheveux d'un chatain presque inhumain. ses yeux d'un profond rassurants comme les yeux d'Hercule posés sur sa bien aimée après un combat, et innocents comme ceux d'un enfant qui vient de voir la lumière du jour et qui se demande comment l'éteindre pour toujours. je n'arrête pas de faire des rimes; pourtant ma vie ne rime à rien. quelle vie rime à quelque chose ? me direz-vous, je ne sais pas. & lui; il ne m'appartient pas. je me donne à lui, je ferais tout pour lui. ça ne marche pas, il ne me comprend pas et ne me regarde pas de ces yeux; ces yeux que j'aime tant. il est comme le vent, grand et fort, libre. je suis le coquillage, petit et fragile, seul. un jour, un poète à dit "suis ton coeur, pour que ton visage brille durant le temps de ta vie" : faux. mon coeur me mène sur les chemins de l'impossibilité pour finir au carrefour de la solitude. je jette ma cigarette, l'écrase d'un geste rapide contre le béton. & d'un brève soupire je décida d'arrêter ce stupide guide qui est mon coeur.
je suis à terre maintenant, seule.